Prépublications en ligne
Ainsi que le mentionnait le mot de la Présidente à l’automne 2024, le Journal canadien d’archéologie (JCA) s’apprête à lancer les prépublications en ligne, c’est-à-dire à publier la version électronique des manuscrits avant la parution digitale définitive du JCA.
Les manuscrits passeront par le processus éditorial du JCA (évaluation par les pairs, acceptation, révision, correction et lecture d’épreuves) avant d’être accessibles en ligne. Ils paraîtront en version digitale pendant que d’autres articles seront en train d’être finalisés pour un prochain numéro. En général, on considère que les articles prépubliés en ligne sont dans leur version définitive et qu’ils ne seront pas modifiés (à l’exception de l’ajout des chiffres de la pagination et du volume/numéro). Cependant, si des erreurs mineures apparaissent dans les versions prépubliées, elles pourront être corrigées au moment de leur publication dans le dernier numéro du Journal.
Les manuscrits prépubliés peuvent être cités comme étant « à paraître ». Lorsqu’un manuscrit prépublié accèdera au numéro publié, y figureront également son DOI et les données bibliographiques.
Articles
Joshua Dent, Matthew Beaudoin, Holly Martelle, Lara Wood
La relation entre la langue et l’interprétation est une composante importante du discours archéologique. Cet article présente des exemples de l’Ontario de la manière dont un langage anachronique et approuvé par les gouvernements dans le domaine de l’archéologie façonne l’interprétation des pratiques commerciales et dont les archéologues commerciaux parviennent à opérer des changements à petite échelle en modifiant le langage (p. ex., les désignations pour la période-paléo comparativement à la période paléoindienne). À mesure que de plus en plus de personnes examinent les produits archéologiques commerciaux, les archéologues et les non-archéologues remettent en question l’utilisation d’un langage normalisé particulier et, par extension, les interprétations des archéologues commerciaux (p. ex., l’utilisation des références historiques à la culture « iroquoienne » dans les territoires traditionnels anishinaabe). Le vocabulaire de l’archéologie commerciale évolue lentement à mesure que ces interventions sont négociées, mais nous nous demandons si les interprétations sousjacentes changent également. Les défis liés à l’évolution du langage et de l’interprétation dans une pratique prise entre la normalisation gouvernementale et la prédétermination des termes et des méthodologies sont examinés parallèlement aux stratégies en cours visant à réaliser un changement.