Dr. Gary Warrick
Depuis trente ans, je travaille dans le domaine de l’archéologie comme consultant, comme gestionnaire des ressources culturelles pour le gouvernement et dans la recherche. Dans les années 1990, j’étais archéologue régional pour le Ministère des Transports de l’Ontario et j’effectuais des travaux de terrain en gestion des ressources culturelles préalablement aux constructions d’autoroutes. Depuis 1999, je suis membre facultaire de l’université Wilfrid Laurier où je mène des recherches sur les Six Nations au XIXe siècle et les sites de Mississauga au sud-ouest de l’Ontario, ainsi que des recherches sur l’histoire orale des Bochimans d’Afrique du Sud et, plus récemment, sur les villages hurons-wendat du XVIIe siècle en Ontario. L’approche d’ensemble de mon travail de recherche porte sur l’archéologie autochtone. Je suis convaincu que le travail archéologique, tant sur le plan de la recherche que sur celui des ressources culturelles, doit toujours impliquer les gens dont les sites et les vestiges ancestraux sont examinés et documentés. Je crois aussi fermement que les découvertes archéologiques, à condition que les peuples descendants donnent leur approbation, devraient être dévoilées au public au moyen de publications de vulgarisation, de sites Internet, de films et d’expositions dans les lieux publics. Le meilleur moyen d’assurer la protection du patrimoine archéologique est de faire prendre conscience aux gens de sa valeur. Si je suis élu président, je consacrerai tous mes efforts à diffuser les découvertes archéologiques au Canada auprès d’un public aussi large que possible, par exemple, en postant de courts vidéos sur le site Internet de l’ACA et des conférences lors de la réunion annuelle de l’Association, ainsi qu’en encourageant les membres à suggérer d’autres façons de créer une plus grande appréciation de la richesse de l’archéologie canadienne.
Dr. Susan Blair
J’ai le plaisir de présenter ma candidature à la présidence de l’ACA. Je considère que les travaux de l’ACA sont essentiels à la discipline de l’archéologie ; je suis fière d’être membre de cette association et je serais honorée de la servir de cette manière. Pour vous donner une idée de ce que je pourrais apporter dans cette fonction, j’ai participé à une grande variété de travaux en archéologie au cours des 25 dernières années, y compris dans les domaines de la recherche, de l’administration et du travail de terrain. Bien que je sois actuellement une universitaire travaillant à l’Université du Nouveau-Brunswick, j’ai également travaillé en tant qu’archéologue pour les Premières Nations, en gestion des ressources culturelles archéologiques et en tant qu’archéologue provinciale. Je place très haut le bénévolat et le service à l’archéologie ; j’ai fait activement partie de la Société archéologique du Nouveau-Brunswick et, plus tard, j’ai fait partie des membres fondateurs de l’Association des archéologues professionnels du Nouveau-Brunswick, dont j’ai également été la première présidente. Ma philosophie de travail est fondée sur le respect, la collaboration et l’effort collectif. La plus grande partie de mes recherches a impliqué des partenariats directs et des programmes communautaires à long terme avec des communautés et des individus autochtones, tels que le Parc historique de Metepenagiag, le Maliseet Advisory Committee on Archaeology, et l’Atlantic Policy Congress of First Nations Chiefs. Dans tous ces rôles, j’ai cherché à faire en sorte que l’archéologie soit pertinente et ait un impact, à donner une valeur publique à son approche de compréhension du passé et à explorer la façon dont le passé peut servir à construire un avenir de respect mutuel. Si j’avais l’opportunité de servir en tant que présidente de l’ACA, j’apporterais toute mon énergie positive au mandat de l’ACA au sens large, tout en travaillant à lui conserver son statut de porte-parole des intérêts de l’archéologie au Canada.