Les habitants de la région de Svalbarðshreppur, au nord-est de l’Islande, ont subi plusieurs transformations sociales importantes au cours du dernier millénaire. Ces adaptations humaines, sous formes d’occupations, d’abandons, de transformations du territoire et de son exploitation, sont possiblement liées à divers facteurs sociaux, économiques et environnementaux (fluctuations climatiques liées à l’Optimum climatique médiéval (XI ͤ au XIV ͤ siècle) et au Petit Âge glaciaire (XVII ͤ au XIX ͤ siècle)).
Pour ce projet de recherche, la compréhension des modes d’exploitation des terres sur l’ensemble du territoire permettra de mieux concevoir l’occupation de la ferme centrale, mais également des différentes fermes auxiliaires qui ont été occupées et réoccupées au fil du temps. Pour ce faire, deux différentes stratégies de collecte des données sur le terrain et d’analyses en laboratoire ont été développées afin de pouvoir intégrer les deux grandes sous-disciplines de l’archéologie environnementale, soit la bioarchéologie et la géoarchéologie. Cette étude intégrative en archéoentomologie (l’étude des restes fossiles insectes préservés en contexte archéologique) et en archéopédologie (l’étude des sols en archéologie) est l’une des premières réalisées en Islande et elle permet de tester de nouvelles avenues scientifiques.