Candidats aux sièges du bureau exécutif pour les élections de 2013

Candidate au poste de Présidente élue

Lisa Rankin

Je fais partie de l’ACA depuis près de 30 ans. Actuellement, je suis Professeur associé et Directeur du Département d’archéologie à l’Université Memorial. En tant que chercheur universitaire, je suis très actif, en plus de consacrer énormément de temps au domaine de la Gestion des ressources culturelles. En ce moment, je suis le chercheur principal d’un projet de recherche financé par le CRSH au sujet des migrations des Inuit au sud du Labrador et de leurs contacts avec les différentes populations européennes qu’ils y ont rencontrées. J’ai également publié mes résultats de recherches sur d’autres régions, y compris la côte Nord-Ouest, les Grands lacs et les Andes. Je propose ma candidature au poste de Président de l’Association pour l’année qui vient, parce que j’aimerais aider l’ACA à affronter les problèmes majeurs qui découlent des coupures budgétaires, des budgets d’austérité et du changement d’attitude envers le patrimoine. Cela nécessitera l’appui de tous les membres de l’ACA.

Je passe beaucoup de temps avec les étudiants, que ce soit en cours ou sur le terrain. Actuellement, je dirige trois étudiants au doctorat et six étudiants à la maîtrise et je suis très conscient de leurs opinions au sujet de l’ACA.  La suppression de l’allocation de voyage des étudiants fait qu’il leur est plus difficile d’assister à la réunion annuelle. Cependant, la professionnalisation accélérée des étudiants depuis les dernières années exige leur participation continue pour pouvoir répondre aux attentes de leurs futurs employeurs. Notre organisation doit trouver le moyen de rendre nos conférences annuelles plus accessibles – en choisissant soigneusement les lieux où elles se tiendront et en augmentant la participation au moyen de forums en ligne. L’ACA doit également aider les jeunes universitaires à répondre à ces attentes accrues – peut-être en développant les sessions de communications et de présentations par affiches ciblant plus précisément les étudiants de premier cycle et en proposant des ateliers et des ressources accessibles par Internet pour qu’ils puissent perfectionner leurs aptitudes à la communication et à la publication. Nous avons récemment conféré beaucoup d’importance à la diffusion des informations auprès de nos membres, au moyen d’outils tels que Facebook et YouTube. C’est un excellent début et il faut continuer, mais il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que ces informations soient utiles à l’ensemble des étudiants. En outre, en les incitant à participer activement à notre association, nous nous assurons aussi de la pérennité du soutien qu’ils apporteront à celle-ci à l’avenir.

Les coupures de financement au niveau fédéral et les changements de politiques intervenus l’année dernière (y compris les coups de sabre dans Parcs Canada et Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que les amendements proposés à la Loi sur les musées) ont eu un effet dévastateur sur l’archéologie dans l’ensemble du pays. Outre la perte de l’allocation de voyage des étudiants, reste encore à voir comment les changements apportés au cadre de référence des trois organismes de financement continueront d’affecter l’ACA et la recherche archéologique dans les années qui viennent. À présent que la plupart des provinces ont elles aussi annoncé des budgets d’austérité, il nous faut nous préparer à d’autres coupures. Nous devons nous mobiliser pour que l’on continue à accorder de l’importance au patrimoine dans notre pays, autant dans la sphère publique que politique. La création récente du Comité de défense de l’intérêt public a représenté un pas important en direction d’une planification stratégique, mais il reste beaucoup à faire. Il nous faut, par exemple, travailler concrètement avec les organismes provinciaux d’archéologie pour pouvoir apporter des réponses autant locales que nationales aux problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent. En outre, le fait de créer des partenariats avec d’autres organismes à des fins de recherche et de mobilisation nous permettra de nous faire mieux entendre. L’ACPU et la CASCA ont déjà envoyé des lettres de plaidoyer pour le patrimoine, mais nombre d’autres organisations scientifiques sont confrontées à des problèmes similaires et nous avons tout à gagner à entretenir un dialogue interdisciplinaire.

Le bureau exécutif de l’ACA a déjà de nombreuses responsabilités, mais il est essentiel que les membres de l’Association restent nombreux, dévoués et engagés.

Candidate au poste de Secrétaire-Trésorière

Joanne Braaten

Il n’y a pas très longtemps que je fais partie de l’Association canadienne d’archéologie, mais j’ai cependant été impliquée dans la communauté des archéologues pendant près de vingt ans. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé au Département d’archéologie de l’Université de Calgary, en plus d’être bénévole à Fort Calgary et au Glenbow Museum, où, impliquée au niveau local, j’ai occupé les fonctions de secrétaire, directrice, vice-présidente, puis présidente et actuellement présidente sortante. Au niveau provincial, je m’implique activement depuis dix ans, en tant que représentante de l’Archaeological Society of Alberta, au Centre de Calgary, dont j’ai été présidente durant deux mandats (2010-2011). J’ai contribué à créer le poste de Coordinateur provincial en 2010 et j’ai récemment fait partie d’un comité pour actualiser les statuts un peu dépassés de l’ASA. En 2002, en compagnie du Dr Len Hills, j’avais proposé de recréer les Occasional Paper Series de l’ASA pour combler le vide laissé par la suppression des Archaeological Survey of Alberta Occasional Papers. J’en suis la rédactrice associée, et le volume 13 est actuellement en cours de publication. En 2010, j’ai été trésorière pour la réunion de l’ACA qui s’est tenue à Calgary, de pair avec l’Assemblée générale de l’ASA.

Au fil des années, j’ai compris la nécessité d’impliquer plus largement le public dans le domaine archéologique, qu’il s’agisse de stands d’information lors d’évènements publics, d’excursions sur les sites, d’ateliers, de conférences dans les bibliothèques publiques ou de présentations dans les écoles. Ces activités définissent mieux ce qu’est l’archéologie, permettent de mieux comprendre les sites et dissuadent certains individus ou groupes de fouiller dans des sites archéologiques sans autorisation. Actuellement, je fais partie d’un comité qui crée un album d’activités et de coloriage à destination des enfants (et même des jeunes adultes). Il s’agit d’un livret de 20 pages qui fournit des informations sur notre passé historique et culturel et sur les Premières nations. Son but est de sensibiliser et d’éduquer un groupe d’âge ayant des ressources limitées.

Je souhaiterais à présent profiter de l’opportunité de m’impliquer davantage dans l’ACA et je pense que je conviendrais parfaitement à la fonction de secrétaire/trésorière. J’ai toutes les qualifications pour répondre à la tâche : dresser les procès-verbaux de toutes les réunions et de l’Assemblée générale, accorder toute l’attention nécessaire aux requêtes des membres, aussi bien que tenir les registres et administrer toutes les transactions financières, en incluant le compte rendu public des comptes annuels.