50e réunion annuelle de l’Association canadienne d’archéologie : 2017 Ottawa-Gatineau (Ontario), 10 au 13 mai 2017

Séances proposées pour la conférence de 2017


Possibilités et limites de l’échantillonnage par carottage et par forage en archéologie - Une étude pancanadienne

Responsables : Aubrey Cannon (McMaster), Brent Suttee (Direction des services archéologiques, Province du Nouveau-Brunswick)

L’utilisation de dispositifs de carottage et de forage manuels et mécaniques est répandue en GRC et en archéologie universitaire. Toutefois, il subsiste peu d’évaluations systématiques ou comparatives de l’efficacité de ces méthodes comme solutions de rechange ou compléments aux méthodes traditionnelles d’excavation ou d’échantillonnage de site. Il faut évaluer leur capacité de faire gagner du temps et la couverture de surface et de profondeur sur le terrain en fonction des exigences de l’analyse des échantillons et des contraintes imposées par l’examen de volumes de matrice limités. Mettant l’accent sur des études de cas particulières, cette séance réunit des archéologues qui utilisent l’échantillonnage par carottage et par forage dans des projets de recherche en GRC et des projets de recherche universitaire à l’échelle du Canada afin d’en faire ressortir les résultats, les avantages et les limites (réglementaires, techniques et interprétatives) en tant que principales méthodes d’investigation du site et de la région. Les collaborateurs évaluent explicitement l’efficacité de l’échantillonnage par carottage et par forage ainsi que l’analyse subséquente pour l’acquisition de savoir et de compréhension archéologiques.

Contactez : Cora Woolsey

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Recherche et gestion des ressources culturelles dans les lieux patrimoniaux de Parcs Canada

Responsables : Martin Perron (Parcs Canada, Gatineau) et Donalee Deck (Parcs Canada, Winnipeg)

Cette séance regroupe des communications faisant état de la recherche et du travail de gestion des ressources culturelles réalisés dans les différents parcs nationaux, lieux historiques et aires marines nationales de conservation administrés par Parcs Canada à travers le pays. Elles mettront à l’honneur les travaux effectués dans le cadre des projets d’investissement sur les infrastructures fédérales, de conservation du patrimoine et de collaborations mises en place avec les communautés autochtones pour mieux appréhender, documenter et interpréter les ressources archéologiques, le savoir traditionnel et l’utilisation traditionnelle du territoire au cours de millénaires d’occupation.

Contactez : Donalee Deck

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L’archéologie canadienne remise en question

Responsable : Jerimy J. Cunningham (University of Lethbridge)

L’archéologie canadienne, de façon conventionnelle, est souvent associée à l’étude du patrimoine archéologique situé à l’intérieur du territoire canadien. Cette session vise toutefois, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Canadienne d’Archéologie (ACA), à se pencher sur les recherches effectuées par les archéologues canadiens travaillant au pays ou à l’étranger, afin de savoir si elles présentent des tendances théoriques, méthodologiques ou éthiques spécifiques. En d’autres mots, après cinquante ans d’existence de l’ACA, pouvons-nous parler d’une approche archéologique « canadienne »? Pour répondre à cette question, nous sollicitons l’aide de chercheurs qui souhaitent explorer les contextes sociaux, politiques et économiques qui régissent l’archéologie canadienne de nos jours, ou qui l’ont régie à différentes périodes de son histoire, et réaliser des analyses portant, entre autres, sur le rôle de la formation archéologique, des lois concernant les ressources historiques ou des programmes de financement au Canada dans le façonnement de tendances théoriques ou éthiques distinctes. La place de l’archéologie canadienne, prétendument à la périphérie de nombreux développements théoriques dominants dans le domaine des théories archéologiques (à savoir l'archéologie processuelle, post-processuelle, logiciste), peut-elle permettre à celle-ci d'offrir un point de vue unique? Nous encourageons les archéologues qui travaillent au Canada et les chercheurs qui travaillent ou effectuent des recherches à l’étranger à nous faire part de leurs contributions. Nous espérons particulièrement recevoir des études de cas qui soulignent les thématiques majeures dans les deux langues officielles.

Communiquer avec : Jerimy J. Cunningham

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Perspectives canadiennes sur la zooarchéologie

Responsable : Christyann Darwent (University of California, Davis)

Le journal Zooarchéologie canadienne a été publié pour la première fois en 1992 par Kathlyn Stewart. Plusieurs articles résumant les recherches effectuées en zooarchéologie dans les diverses régions du pays (voir plus bas) y ont été publiés de 1993 à 1998. Puisque cette année marque le 50e anniversaire de l’Association Canadienne d’Archéologie, et le 25e anniversaire de la première publication de Zooarchéologie canadienne, cette session aura pour thème la zooarchéologie au Canada et la zooarchéologie entreprise par les Canadiens. En quoi les nouvelles perspectives théoriques (construction de niche, biologie de la conservation) et les démarches méthodologiques (ADN fossile, analyse isotopique) ont-elles influencé la recherche en zooarchéologie? Cette session permettra aux zooarchéologues de se rassembler et de partager leurs recherches et leurs perspectives historiques sur la zooarchéologie canadienne.

Communiquer avec : Christyann Darwent

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Recherches actuelles en archéologie en Colombie-Britannique

Responsables : Thomas C.A Royle (Simon Fraser University) & Travis D. Crowell (Simon Fraser University)

Depuis plus de cent ans, l’archéologie est bien présente en Colombie-Britannique. Des études fondatrices effectuées dans la région se sont axées sur l’élaboration d’un cadre culturel et historique documentant les changements survenus dans les stratégies de subsistances, la technologie, les modèles d’habitat et la structure sociale. Bien que ces études représentent des outils utiles à l’exploration à grande échelle des variations culturelles, elles peuvent également dissimuler l’hétérogénéité du patrimoine local. Auparavant, les écarts par rapport aux tendances régionales étaient classés comme des singularités. Par contre, de nouveaux projets de recherche attestent que les écarts ayant une signification culturelle considérable étaient monnaie courante en Colombie-Britannique. Les interventions de cette session tenteront de contribuer à ce corpus de recherche, déjà important, en montrant comment les nouvelles méthodes et approches d’interprétation enrichissent la mosaïque culturelle de la Colombie-Britannique.

Communiquer avec : Travis D. Crowell

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Enjeux de nature méthodologique, cauchemars logistiques et histoires inédites : Les apports de la gestion des ressources culturelles à l’archéologie urbaine

Responsable : Peter Timmins (Western University/TMHC)

Au cours des dernières années, l’archéologie urbaine est devenue un sujet prioritaire dans le domaine de la gestion des ressources culturelles canadiennes. Mener des évaluations et des fouilles archéologiques dans les centres urbains pose de nombreux enjeux de nature méthodologique, logistique et réglementaire. Les autorités provinciales ou municipales ne reconnaissent pas toujours le potentiel archéologique des zones contaminées et d'autres espaces urbains. De ce fait, le potentiel de l’archéologie urbaine reste inexploité. Dans les cas où ce potentiel est reconnu, les normes spécifiques en matière de recherche sur l’historique de l’utilisation des terres, de méthodes d’évaluation, de sondage et de fouilles urbaines, quand elles existent, sont souvent mal définies. De plus, l’analyse et la conservation des vastes collections qui émergent des projets urbains augmentent le coût de ces derniers. Pourtant, les expériences les plus récentes montrent que ces projets ont le potentiel de faire avancer considérablement notre compréhension de l’histoire autochtone et euro-canadienne des espaces urbains tout en suscitant l’intérêt des publics généraux et des groupes d’intérêts spécifiques. Dans cette session, nous allons examiner diverses études de cas qui mettent en évidence les enjeux de nature méthodologique, logistique et réglementaire des projets urbains ou encore qui révèlent des histoires inédites au sujet des espaces urbains.

Communiquer avec : Peter Timmins

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L’expédition de Franklin et l’archéologie : Et maintenant?

Responsables : Ryan Harris (Parks Canada) & Martin Magne (Parks Canada, Retired)

Que nous réserve le futur après la découverte du NSM Erebus et du NSM Terror? Cette session d’un jour va décrire les recherches archéologiques en cours conduites par des équipes de recherches terrestres et sous-marines; la conception des études qui débuteront en 2017; les préparations des expositions muséales; les programmes éducatifs et de sensibilisation; la planification de gestion collaborative; l’examen de la culture matérielle; la conservation des artefacts; ainsi que les enjeux liés à la logistique, à l’enregistrement et à la manipulation des données et les solutions apportées. La coordination du projet archéologique de l’expédition de Franklin s’effectue dans le cadre de régimes plurigouvernementaux et des contributions apportées par les experts du gouvernement canadien, du gouvernement du Nunavut et des universités refléteront cette réalité.

Communiquer avec : Martin Magne

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L’état de la gestion des ressources culturelles au Canada

Responsables : Robin Woywitka (Archaeological Survey of Alberta) & Jenny Lewis (Kleanza Consulting Ltd.)

Les projets en gestion des ressources culturelles représentent la majorité des travaux en archéologie au Canada. Puisqu’il n’existe pas de législation fédérale entourant le patrimoine ou d’associations de professionnels de la gestion des ressources culturelles, les professionnels qui exercent dans les dix provinces et les trois territoires travaillent généralement dans leurs propres cloisons d’autorité. Par contre, il existe plusieurs enjeux et objectifs communs qui sont d’intérêt national, et la communauté entière de la gestion des ressources culturelles ne peut que bénéficier d’une discussion pancanadienne à ce sujet. Cette session explorera l’histoire de la gestion des ressources culturelles au pays et les enjeux auxquels le Canada est confronté de nos jours. Les interventions seront axées sur les aspects d’ensemble de la gestion des ressources culturelles telles les cadres réglementaires actuels, les normes professionnelles, la gestion et la transmission des données, la mobilisation des Premières Nations, les avancées dans les méthodes sur le terrain, l’intégration au monde universitaire et les futurs objectifs. Un débat d’experts avec les orateurs invités aura lieu après les interventions.

Communiquer avec : Robin Woywitka

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Les fondements de l’archéologie canadienne : le rôle des premiers collectionneurs et des antiquaires dans la recherche régionale

Responsable : Lisa Rankin (Memorial University of Newfoundland)

Dans la plupart des régions du Canada, l’histoire de la recherche archéologique est caractérisée par d'importantes collections d'artefacts et d'informations concernant l’histoire archéologique des Premières Nations et des Européens amassées par des personnalités éminentes de la fin du 19e ou du début du 20e siècle. Ces collections ont été publiées sous différents formats, et plusieurs ont été remises à des musées ou des archives publiques. Ces premières collections et publications sous-tendent le développement de l’archéologie moderne au Canada. Par contre, elles ont parfois eu pour effet de mener des recherches archéologiques subséquentes vers la mauvaise voie ou de décourager d’autres interprétations du passé. Lors de cette session, des archéologues de partout au pays vont nous aider à mieux comprendre comment les objets et les informations qui ont été documentés et conservés par ces premiers collectionneurs ont pu contribuer, ou nuire, à notre compréhension du passé de notre pays.

Communiquer avec : Lisa Rankin

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Recherches récentes sur le Paléoindien dans le Nord-Est et les Grands Lacs

Responsables : Chris Ellis (University of Western Ontario) & Robert von Bitter

Cette séance portera sur des recherches, menées récemment, sur les plus anciens sites archéologiques bien documentés du Nord-Est et des Grands Lacs afin de faciliter l'échange d'information entre les chercheurs travaillant de chaque côté de la frontière canado-américaine. Les chercheurs auront l'occasion d’échanger et d’explorer une importante base de données issue de la recherche sur des sites jusqu'ici inconnus ainsi que de nouvelles analyses de collections et de sites connus depuis longtemps. Ces nouvelles données, combinées à une importante base de connaissances accumulées ces 60 dernières années, permettent d’avoir un solide aperçu de bon nombre de questions entourant depuis longtemps le Paléoindien et d’élaborer des synthèses et des explications plus détaillées et nuancées par rapport aux cadres spatio-temporels, aux stratégies en matière de technologie lithique et à l'organisation spatiale des activités sur le site, de la variabilité de l’inter-assemblage et des modèles d'utilisation du paysage.

Communiquer avec : Robert von Bitter

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Les frontières méthodologiques dans le domaine des services de consultants en archéologie

Responsables : Elizabeth C. Robertson (Circle CRM Group Inc.) et Kurtis Blaikie-Birkigt (Tree Time Services, Edmonton, Alberta)

Les cabinets de consultants en archéologie occupent une place régie par la législation qui en prescrit l’existence, ainsi que les besoins de l’industrie et des concepteurs qui utilisent leurs services. Par conséquent, les méthodes utilisées par les cabinets sont mues non seulement pas les normes généralement reconnues en archéologie professionnelle, mais également par les cadres réglementaires à l’intérieur desquels elles opèrent en plus des calendriers et des exigences logistiques de leur clientèle. Les cabinets de consultants en archéologie sont donc fortement motivés à trouver une stratégie optimale et efficace qui utiliserait les méthodes traditionnelles sur le terrain et en laboratoire et qui adopterait des techniques novatrices. Cette session offrira un forum cernant les possibilités et les problèmes issus de cette situation. Le forum offrira une tribune d’échange sur les perspectives des consultants en archéologie ainsi que celles des gouvernements, des universitaires et d’autres collègues qui sont préoccupés par l’amélioration des méthodes dans tous les aspects des services de consultants.

Communiquer avec : Elizabeth C. Robertson

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L'importance d'un nom : les histoires culturelles conventionnelles canadiennes

Responsables : Scott Neilsen (Memorial University of Newfoundland) & Matthew Beaudoin (Timmins Martelle Heritage Consultants Inc.)

L'histoire culturelle constitue généralement la pierre angulaire de la pratique archéologique, de son interprétation et de sa diffusion. La façon de reconnaître un site, de le fouiller, de l'interpréter et de produire un rapport sur celui-ci est influencée par les conventions et les pratiques locales d’histoire culturelle. En général, les cadres historico-culturels dans la plupart des régions du Canada sont propres à ces régions et n’ont pas beaucoup changé depuis leur établissement. Ainsi, nos conventions d’interprétation sont possiblement basées sur des cadres désuets et démodés, rendant difficile la tenue d’une discussion à l'échelle du pays. Les communications présentées dans le cadre de cette séance mettront en évidence et critiqueront quelques-unes de ces conventions de longue date établies durant les 50 dernières années au Canada. De plus, des suggestions sur la façon d’améliorer ces conventions seront proposées.

Communiquer avec : Scott Neilsen

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L'architecture de l'Arctique : contexte, construction et sens

Responsable : Max Friesen (University of Toronto)

On retrouve dans l'Arctique divers types d'habitation, allant des cercles de tente à peine décelables aux structures de creusement semi-souterraines profondes. Certaines caractéristiques régionales uniques, comme l'utilisation de blocs de neige ou des tunnels d'entrée, peuvent être liées à des facteurs environnementaux. D'autres, comme une structure axiale et l'incorporation sélective d'os de baleines, sont davantage liés à des éléments conceptuels. Les archéologues accordent généralement beaucoup d’attention aux structures d'habitation, car elles sont de véritables mines de renseignements sociaux, technologiques et économiques. Cependant, malgré les impressionnantes percées réalisées ces dernières décennies, nous tentons encore de déterminer la meilleure façon de fouiller les habitations, de les décrire et de les inciter à nous révéler les histoires de leurs occupants. Cette séance vise à présenter un grand éventail de données de recherche ayant trait aux habitations de l'Arctique, allant de descriptions détaillées des différents types d'habitation et des techniques de construction, aux études portant sur la reconstitution des activités spatiales, la vie sociale et la vision du monde des occupants. 

Communiquer avec : Max Friesen

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La mobilisation des Premières Nations en gestion des ressources patrimoniale

Responsable : Whitney Spearing (Williams Lake Indian Band / Sugarcane Archaeology)

Les mandats légaux, éthiques et pratiques pour la mobilisation des Premières Nations en gestion des ressources patrimoniales continuent à croître et à se diversifier simultanément avec l’expansion de l’industrie des ressources naturelles et autres transformations des terres au Canada et à l’étranger. Les enjeux liés à la mobilisation des Premières Nations englobent entre autres l’adaptation aux changements climatiques, la conservation des sites culturels, la justice environnementale, le partage des avantages, la création d’emploi, le renforcement des capacités et la prise de décision au niveau gouvernemental à l’ère du néolibéralisme. Dans cette session, nous découvrirons comment et pourquoi les communautés Autochtones souhaitent collaborer avec les professionnels de la gestion des ressources patrimoniales et participer aux projets dans ce domaine. Nous allons étudier les tensions qui existent entre la gestion des ressources et les régimes d’intendance patrimoniaux; les enjeux qui découlent des complexités logistiques, éthiques et politiques et les solutions proposées; la disposition des arteartefacts et des restes humains; et l’émergence de nouvelles normes politiques et de directives de la part de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada et de l’ONU. Déclaration sur les Droits des Autochtones. L’objectif de cette session est de stimuler et d’englober des discussions entre les contextes juridictionnels, géographiques, culturels et disciplinaires comme moyen de renforcer la mobilisation des Premières Nations dans le domaine de l’archéologie de la gestion des ressources patrimoniales et au-delà.

Communiquer avec  : Whitney Spearing

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Le radiocarbone et l’archéologie au Canada : les enjeux, les avancées et les ensembles de données

Responsables : Grant Zazula (Yukon Government Palaeontology Program) & Carley Crann (A.E. Lalonde AMS Laboratory)

L’archéologie est une discipline ancrée dans le passé. Si l’on ne peut déterminer une chronologie exacte et fiable, plusieurs des hypothèses concernant l’histoire humaine ne sont que des suppositions. La datation au radiocarbone est la méthode principale utilisée pour déterminer la chronologie des événements, et comment ces derniers se rapportent à d’autres événements à l’échelle locale et régionale, pour la plus grande partie du patrimoine archéologique. C’est un élément clé pour la plupart des recherches contemporaines en archéologie, permettant d’étudier les premiers humains dans les Amériques pendant le Pléistocène ou encore d’établir l’historique de la culture régionale lors de l’Holocène.

Depuis les dernières décennies, de nombreuses avancées méthodologiques ont vu le jour dans le domaine de la datation au radiocarbone. Avec la venue de la spectrométrie de masse par accélérateur et la capacité de datation directe de minuscules échantillons, la datation au radiocarbone est maintenant une étape routinière lors de fouilles archéologiques. Toutefois, les données tirées de la datation au radiocarbone ne doivent pas être acceptées à l’aveuglette; nous devons faire preuve de vigilance lors de l’interprétation des résultats du radiocarbone. Les avancées effectuées dans les préparations de collagène telles les techniques d’ultrafiltration ou la datation des acides aminés, unique ou en grande quantité, ont permis d’assurer la fiabilité de la datation au radiocarbone des ossements. Le traitement statistique des dates au radiocarbone permet maintenant aux chercheurs de déterminer les dates et de les mettre en corrélation de façon plus précise que jamais.

Lors de cette session, nous sollicitons les contributions portants sur les méthodes et les mises en application de la datation au radiocarbone et des ensembles de données dans les problèmes en archéologie et les paléoenvironnements connexes. Nous encourageons particulièrement les présentations qui traitent de la datation au radiocarbone dans un contexte interdisciplinaire ainsi que les présentations portant sur l’histoire de la datation au radiocarbone, particulièrement au Canada. Cette session entend également mettre en valeur le nouveau laboratoire de spectrométrie de masse par accélérateur A.E. Lalonde de l’Université d’Ottawa, où on retrouve le seul spectromètre de masse par accélérateur au Canada.

Communiquer avec : Grant Zazula, Carley Crann

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L'archéologie publique

Responsable : Courtney Cameron (Cameron Heritage Consulting)

L'archéologie publique n'est pas un nouveau concept, mais elle est en constante évolution et elle constitue un important moyen de faire connaître les enjeux liés à la discipline. Cette séance se penchera sur tous les aspects de l'archéologie publique au Canada, y compris l'évaluation et l'éthique associées aux programmes d'archéologie publique. L'archéologie publique comprend, mais sans s’y limiter, les situations suivantes : les archéologues travaillent avec le public (projets d'archéologie communautaire et projets patrimoniaux dirigés par des musées et des universités), l'archéologie est effectuée par le public (sociétés d'archéologie locales, archéologues amateurs et chercheurs indépendants), la formation archéologique (apprentissage officiel et non officiel dans les écoles, les musées, en ligne et au moyen d’autres plateformes), l'archéologie ouverte (travaux archéologiques accessibles au public à partir de plateformes, de caméras Web, de guides ou de matériel d’interprétation) et l'archéologie populaire (télévision, musées, livres, magazines et sites Web).

Communiquer avec : Courtney Cameron

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L'avenir numérique: méthodes et théorie en archéologie canadienne

Responsable : Katherine Cook (University of Victoria) & Neha Gupta (Memorial University of Newfoundland) 

Dans le monde d'aujourd'hui, les outils Web et les données géospatiales et numériques sont essentiels pour réaliser des recherches et assurer la communication des connaissances archéologiques. Jusqu'à tout récemment, les archéologues se concentraient sur la collecte et la gestion de données archéologiques numériques et laissaient passer des occasions d’élargissement de l'éventail des méthodes numériques. En même temps, la richesse des données, ainsi que les capacités techniques permettant de créer des environnements de réalité virtuelle et des modèles 3D à partir de données numériques ainsi que de reproduire des articles patrimoniaux pour utilisation à l'extérieur des contextes intellectuels et sociaux habituels, posent des défis éthiques à la fois pour les archéologues, les spécialistes de la gestion du patrimoine et les communautés descendantes.

Cette séance invite les chercheurs à entamer une discussion sur un avenir numérique dans le cadre duquel la collecte de données numériques ne sera pas la seule tâche qui incombera globalement aux archéologues canadiens. Pour souligner le 50e anniversaire de l'Association canadienne d'archéologie, nous portons une attention particulière à la demande relative au traitement, à la possession et à l'interprétation de données archéologiques numériques utiles. Comment les méthodes numériques peuvent-elles permettre de remettre en question les pratiques archéologiques coloniales? Comment pouvons-nous sensibiliser les membres de communautés marginalisées au patrimoine numérique? Quels habiletés, outils et technologies devront maîtriser les archéologues canadiens, les spécialistes du patrimoine et les Autochtones pour que le Canada puisse s’adapter à l’ère numérique? Cette séance vise à évaluer de manière critique comment nous pouvons améliorer les façons d'examiner et de communiquer le passé, former les archéologues de sorte qu’ils adoptent la recherche numérique ouverte ainsi qu’accroître et promouvoir l'innovation canadienne à l'échelle locale, nationale et internationale.

Communiquer avec : Katherine Cook

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La télédétection en archéologie canadienne

Responsable : Scott Hamilton (Lakehead University) & Terry Gibson (Western Heritage Inc.)

La télédétection est grandement utilisée comme outil de caractérisation de site et de prospection archéologique, mais étonnamment, elle est sous-utilisée au Canada. Cela s’explique par les coûts de l'équipement, les défis inhérents à l'interprétation des données, la nature éphémère des vestiges culturels d'intérêt pour les archéologues canadiens et l’objectif de la formation archéologique traditionnelle au Canada. Dans le cadre de cette séance, nous présenterons certaines des méthodes utilisées ainsi que des exemples de leur mise en pratique sur des sites archéologiques, de préférence dans des études de cas. Cela pourrait englober la géophysique de surface, la géochimie, la géoarchéologie, le sonar et la prise d’images aériennes. 

Les communications devraient porter sur l'application archéologique, les points forts et les points faibles de la méthode ainsi que sa capacité à améliorer la compréhension des sites archéologiques, de leur contenu et de leur contexte géographique immédiat.

Communiquer avec : Scott Hamilton

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L'archéologie légale au Canada : du lieu du crime à la salle du tribunal

Responsable : Janet Young (Musée canadien de l'histoire)

Cette séance portera sur l'utilisation de techniques archéologiques lors d'enquêtes criminelles au Canada ainsi que sur les différences touchant sa mise en œuvre d'une province ou d'un territoire à l'autre. Les expériences d'archéologues et d'agents des services policiers ayant reçu une formation en lien avec l'utilisation de techniques archéologiques permettront de déterminer et de comparer les politiques, les pratiques et les procédures aux fins d’acquisition d’une compréhension élargie du rôle de l'archéologie judiciaire au Canada.  

Communiquer avec : Janet Young

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Célébrons la participation canadienne à l'archéologie du Bélize : 50 ans et tout aussi active !

Responsable Arianne Boileau, University of Florida et Meaghan Peuramaki-Brown, Athabasca University

Il existe un lien sur le plan archéologique entre le Canada et le Belize depuis les années 1960, période où le Musée royal de l’Ontario a entrepris des fouilles sur les sites de Baking Pot et d’Altun Ha. Depuis plus de 50 ans, des archéologues canadiens œuvrant au Belize tentent de répondre à plusieurs grandes questions concernant la vie des Mayas des basses terres de l’est, notamment des questions portant sur la dynamique socio-environnementale, le développement et la chute des cités-États, les inégalités sociales, les réponses aux changements climatiques, les modes de peuplement, le contact culturel et la nutrition. Diverses méthodes comprenant l’analyse céramique et lithique, la zooarchéologie, l’analyse des isotopes stables, l’ethnographie et les reconnaissances ont été utilisées pour répondre à ces questions et à plusieurs autres. En outre, des établissements canadiens ont investi des sommes importantes pour former les futurs archéologues en établissant des écoles de fouilles archéologiques sur plusieurs sites mayas au Belize. Ces écoles et certains projets strictement axés sur la recherche permettent aux diplômés d’effectuer leurs propres travaux de recherche. Enfin, une étroite relation de travail a été établie avec l’Institut d’archéologie du Belize (anciennement le département d’archéologie), en particulier au moyen de la formation et de la coopération avec les archéologues et les administrateurs béliziens en ce qui a trait à la gestion des ressources culturelles et au tourisme. En vue de souligner le travail effectué conjointement par le Canada et le Belize, cette séance mettra en évidence les efforts déployés par les archéologues canadiens (du Canada ou au Canada) pour établir des programmes de recherche à l’étranger et favoriser la création de relations durables avec les gestionnaires d’activités culturelles et les chercheurs béliziens. On traitera de l’étendue des recherches menées par des chercheurs canadiens à toutes les étapes de leur carrière.

Communiquer avec : Arianne Boileau  Meaghan Peuramaki-Brown

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Sciences archéologiques

Responsable : Adrian L. Burke, Université de Montréal

Cette session générale est dédiée aux sciences archéologiques aussi connues sous le terme d’archéométrie.  La session veut mettre en valeur les dernières applications mises en œuvre parmi les archéologues canadiens de nouvelles technologies et instruments analytiques afin de répondre à des questions archéologiques. Les conférences peuvent toucher à n’importe quelle région de la planète et n’importe quelle période. Les conférenciers sont priés d’inclure de l’information sur l’instrumentation analytique employée ainsi que des données de base sur la précision, la justesse, les limites de détection, la calibration et tout autre élément pertinent relié à la méthodologie. Nous encourageons fortement aux participants de se concentrer aussi sur les questions archéologiques  qui souscrivent les analyses archéométriques et de démontrer comment ces nouvelles technologies nous aident à répondre à des questions de l’ordre social, politique ou économique.

Communiquer avec : Adrian L. Burke

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La continuité ethnique : études de la culture matérielle axées sur les pratiques sociales dans les Forêts de l'Est

Responsable : Steven Dorland (Université de Toronto)

Les études de la culturelle matérielle dans les Forêts de l'Est sont généralement axées sur une approche privilégiant la classification des vestiges et des sites archéologiques à l'intérieur de schémas spatio-temporels afin de reconstituer l’histoire culturelle de peuples anciens. Tout récemment, on a assisté à un changement en ce qui a trait à la recherche, qui est maintenant davantage axée sur les pratiques technologiques et les efforts pour surmonter les obstacles en lien avec la dichotomie entre le style et la fonction qui nuisent aux études de la culture matérielle. Cette séance, qui sera fondée sur ces discussions, examinera la façon dont les études portant sur les Forêts de l'Est contribuent à répondre aux questions générales sur les pratiques sociales. Nous encourageons les conférenciers  qui mènent des études de la culture matérielle à se pencher sur les questions en lien avec les chaînes opératoires et l'habitus, les cadres d’apprentissage, l'enfance, l’identité individuelle et la construction du genre. 

Communiquer avec :Steven Dorland

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Les influences de la culture hopewellienne, les précurseurs archaïques et la construction de monticules : le voyage vers le sud ontarien

Responsables : Lawrence Jackson (Northeastern Archaeological Associates Limited) and James Conolly (Université Trent)

Depuis les premières fouilles de monticules par David Boyle et Henry Montgomery à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, bon nombre de fouilles de monticules du Sylvicole moyen ont été réalisées afin de mieux comprendre les pratiques funéraires de l’époque. Un cadre d’engagement amélioré a contribué à mobiliser les communautés des Premières Nations qui œuvrent maintenant en vue d’assurer la protection de ces lieux sacrés, lorsque c’est possible. Ainsi, depuis les années 1970, des sites funéraires ancestraux sont demeurés intacts, sauf dans les cas où des mesures d’atténuation devaient être prises, notamment au site Strong Water Rapids en 2011 et à Jacob Island en 2012-2016. La réduction du nombre de programmes axés sur la recherche sur le terrain n’a pas nui à notre interprétation, et ces 40 dernières années, nous avons amélioré considérablement notre compréhension de la manière dont différentes composantes des cultures Adena et Hopewell sont entrées dans les pratiques en Ontario et ont influé sur celles-ci. Les traditions d’interprétation antérieures expliquaient les origines de programmes funéraires complexes en faisant entièrement référence aux influences de la culture hopewellienne et aux « émigrés », mais des travaux menés récemment ont pris en compte les antécédents archaïques de pratiques locales et l’étendue des influences régionales sur les traditions locales. Nous avons lancé un appel à communications provenant de l’Ontario et de l’extérieur de celle-ci afin de nous aider à comprendre l’origine et le contexte de la tradition de construction de monticules au Sylvicole moyen. Nous nous intéressons tout particulièrement à l’utilisation et à l'intégration des connaissances traditionnelles afin d’orienter l’interprétation des données archéologiques.

Communiquer avec :Lawrence Jackson

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