As mentioned in the CAA President's Fall 2024 Message, the Canadian Journal of Archaeology (CJA) will begin publishing Online First, i.e., publishing electronic versions of manuscripts in advance of the final online journal issue.
Manuscripts go through the CJA's editorial process (peer-reviewed, accepted, edited, corrected, and proofs finalized) prior to being made available online. They will appear online while other articles are being completed for an upcoming issue(s). Generally, Online First manuscripts are considered final and will not change (except by the addition of pagination and volume/issue data). However, if minor errors are identified in the online version then they may be corrected when the manuscript is published in an issue.
Online First manuscripts are citable as in-press. When an Online First manuscript transitions to the final issue, citations using either the DOI or the bibliographic data will both resolve to the final paper.
hagwil hayetsk (Charles Menzies)1
We all have blind spots. Harmless blind spots might be amusing. Blind spots cloaked in the mantle of authority, though, can have a rather pernicious life with manifold ill effects. This paper explores interpretive blind spots within the Eurocentric science of archaeology by drawing upon the author’s experience appropriating archaeological science for Indigenous-led inquiry. Here, I examine the intersection of Eurocentric skepticism and pragmatic discovery-focused blindness. This is explored through the stories “The Archaeologists and the Waakyil (Currant) Patch,” “There’s Nothing of Significance Here (Archaeologists and Bilhaa [Abalone]),” and “Returning to K’moda.” I conclude by suggesting a way out of the blind spot of heritage, by overturning the Eurocentrism of archaeological science and adopting an Indigenous intellectual framework.
Nous avons tous des angles morts. Les angles morts inoffensifs peuvent être amusants. Mais les angles morts dissimulés sous le manteau de l’autorité peuvent perdurer de façon pernicieuse, avec de multiples effets néfastes. Cet article examine les angles morts de l’interprétation au sein de la science eurocentrique de l’archéologie en s’appuyant sur l’expérience de l’auteur dans l’appropriation de la science archéologique pour des recherches dirigées par les peuples autochtones. Nous examinons l’intersection du scepticisme eurocentrique et de l’aveuglement pratique axé sur la découverte. Nous les explorons à travers des récits: « les archéologues et la parcelle de waakyil (groseilles) » ; « il n’y a rien d’important ici » (les archéologues et les bilhaa [ormeaux]) ; et « le retour à k’moda ». Nous conclurons en suggérant une issue à l’angle mort du patrimoine, en bouleversant l’eurocentrisme de la science archéologique et en adoptant un cadre intellectuel autochtone.
Mairead K. Doery1
Approaches to hunter-gatherer land use in western Colorado rely primarily on Western frameworks of human–landscape relationships. These approaches often ignore the social aspects of landscapes, including those expressed in Indigenous knowledge forms. This article applies a new geospatial approach to analyzing regional landscape patterns which integrates aspects of Native science (also known as Indigenous science) from Ute archival sources. A culturally informed model of hunter-gatherer seasonal movement establishes relationships between the material-based site type and iconographic contents of pre-1700 CE rock art sites in the study area. Specifically, rock art sites with minimal artifacts contain zoomorphic-central imagery; sites used in stone tool manufacture depict hunting scenes; and sites reflecting habitational use contain mostly abstract-geometric designs. These patterns exhibit a logic of wintertime land use related to Indigenous knowledge surrounding landscape seasonality and relationality.
Les approches relatives à l’utilisation des terres occupées par les chasseurs-cueilleurs dans l’ouest du Colorado reposent principalement sur des cadres de référence occidentaux en matière de relations entre l’humain et le paysage. Ces approches tendent souvent à négliger les aspects sociaux des paysages, notamment ceux liés aux formes de savoir autochtone. Cet article met en œuvre une nouvelle approche géospatiale visant à analyser les modèles de paysages régionaux tout en intégrant des aspects de la science autochtone tels que documentés dans les sources archivistiques des Ute. Un modèle adapté à la culture de la mobilité saisonnière des chasseurs-cueilleurs permet d’établir des liens entre le type de site basé sur les matériaux et le contenu iconographique des sites d’art rupestre datant d’avant 1700 dans la zone d’étude. Les sites d’art rupestre présentant peu d’artefacts se distinguent par des représentations zoomorphes centrales ; ceux liés à la production d’outils en pierre mettent en scène des activités de chasse ; et les sites à vocation habitationnelle sont dominés par des motifs abstraits et géométriques. Ces modèles traduisent une organisation de l’occupation du territoire en hiver fondée sur les savoirs autochtones concernant la saisonnalité du paysage et les relations qu’elle implique.
Maxime Lamoureux-St-Hilaire1 and Rubén Morales Forte2
Maya archaeology has always relied on the labour and expertise of field technicians hired from heritage communities across the modern nations of Guatemala, Mexico, Belize, Honduras, and El Salvador. Some of these communities, such as Dolores, Petén, Guatemala, have been continuously engaged with archaeological projects for several decades, granting its members multi-generational expertise on both Maya civilization and archaeological practice. These field technicians—or, as we prefer to call them, grassroots archaeologists—and academic archaeologists have fruitful episodic collaborations. Yet, a disjuncture exists between (1) grassroots archaeologists and the production of archaeological knowledge and (2) academic archaeologists and the heritage communities that are home to grassroots archaeologists. The Dolores Slow Archaeology Program aims to address these disjunctures by slowing down the archaeological process to adequately integrate grassroots archaeological professionals from the Dolores community as active agents in the design of an enduring and collaborative project. In this paper, we expand upon the concept of slow archaeology, describe the professional archeological community of Dolores, contextualize our research program, and share some results from our first field season.
L’archéologie maya a toujours dépendu du travail et de l’expertise des travailleurs de terrain recrutés dans les communautés patrimoniales des nations modernes du Guatemala, Mexique, Belize, Honduras et Salvador. Certaines de ces communautés, telle celle de Dolores, Petén, Guatemala, sont restées impliquées dans des projets archéologiques durant plusieurs décennies, ce qui leur a conféré une expertise multigénérationnelle sur le plan de la pratique archéologique et de la civilisation maya. Ces techniciens de terrain—que nous préférons appeler « archéologues du peuple »—collaborent régulièrement et efficacement avec les archéologues universitaires. Cependant, il existe une faille entre (1) les archéologues du peuple et la production du savoir archéologique et (2) les archéologues universitaires et les communautés patrimoniales dont proviennent les archéologues du peuple. Le Dolores Slow Archaeology Program vise à combler cette faille en ralentissant le processus archéologique pour intégrer comme il convient les membres de la communauté archéologique de Dolores en tant qu’agents actifs de la planification d’un projet durable et collaboratif. Dans cet article, nous discutons du concept d’archéologie lente, décrivons la communauté archéologique professionnelle de Dolores, contextualisons notre programme de recherches et partageons des résultats préliminaires de notre première saison de terrain.
Neha Gupta1, Emma Yasui2, Lisa Small3, Achinie Wijesinghe4, and Tommy Ng5
In this paper, Black and racialized archaeologists examine the intersection of power, race, and racialization in light of transformative developments in Canadian archaeology that re-centre descendant communities and the lived experiences of archaeologists. We build on anti-racist scholarship and bring this framework into the practice of Canadian archaeology where it has not yet gained traction. We begin by positioning ourselves and then draw upon conversations with Black and racialized archaeologists about their experiences in education and workplaces. We highlight key recurring themes that we heard and present them using fictional vignettes examining the dimensions of racism in the practices and procedures of educational institutions and cultural resource management firms, as well as in training opportunities and capacity building. In the final section, we present paths for transforming Canadian archaeology, with the aim of opening intellectual space for further consideration and timely conversations.
Dans cet article, les archéologues noirs et racialisés examinent l’intersection du pouvoir, de la race et de la racialisation à la lumière des développements transformateurs de l’archéologie canadienne qui recentrent les communautés des descendants et les expériences vécues par les archéologues. Nous nous basons sur la recherche antiraciste et introduisons ce cadre dans la pratique de l’archéologie canadienne où il n’a pas encore gagné du terrain. Nous commençons par nous positionner et nous nous appuyons sur des conversations avec des archéologues noirs et racialisés au sujet de leurs expériences dans le domaine de l’éducation et sur leurs lieux de travail. Nous mettons en lumière les principaux thèmes récurrents que nous avons entendus et les représentons à l’aide de personnages fictifs et de vignettes, et nous analysons les dimensions du racisme dans les pratiques et les procédures au sein des établissements d’enseignement et des entreprises de gestion des ressources culturelles, ainsi que dans les opportunités de formation et de renforcement des capacités. Dans la dernière partie, nous présentons les moyens permettant de transformer l’archéologie canadienne dans le but d’ouvrir un espace intellectuel pour une réflexion plus approfondie et des conversations opportunes.
Joshua Dent1, Matthew Beaudoin1, Holly Martelle1, and Lara Wood1
The relationship between language and interpretation is an important part of archaeological discourse. This paper shares examples from Ontario of how an anachronistic and government-endorsed language of archaeology shapes the interpretation of commercial practice and how commercial archaeologists are able to enact change through modifications to language on a small scale (e.g., designations for the Paleo-period as opposed to the “Paleoindian” period). As more people review commercial archaeological products, archaeologists and non-archaeologists alike are challenging the use of particular standardized language and, by extension, the interpretations of commercial archaeologists (e.g., use of “Iroquoian” culture historical references in Anishinaabe traditional territories). The vernacular of commercial archaeology is slowly shifting as these interventions are negotiated, but we question whether the underlying interpretations are changing as well. The challenges of shifting language and interpretation in a practice caught between government standardization and predetermination of terms and methodologies are examined alongside ongoing strategies to realize change.
La relation entre la langue et l’interprétation est une composante importante du discours archéologique. Cet article présente des exemples de l’Ontario de la manière dont un langage anachronique et approuvé par les gouvernements dans le domaine de l’archéologie façonne l’interprétation des pratiques commerciales et dont les archéologues commerciaux parviennent à opérer des changements à petite échelle en modifiant le langage (p. ex., les désignations pour la période-paléo comparativement à la période paléoindienne). À mesure que de plus en plus de personnes examinent les produits archéologiques commerciaux, les archéologues et les non-archéologues remettent en question l’utilisation d’un langage normalisé particulier et, par extension, les interprétations des archéologues commerciaux (p. ex., l’utilisation des références historiques à la culture « iroquoienne » dans les territoires traditionnels anishinaabe). Le vocabulaire de l’archéologie commerciale évolue lentement à mesure que ces interventions sont négociées, mais nous nous demandons si les interprétations sousjacentes changent également. Les défis liés à l’évolution du langage et de l’interprétation dans une pratique prise entre la normalisation gouvernementale et la prédétermination des termes et des méthodologies sont examinés parallèlement aux stratégies en cours visant à réaliser un changement.
Reviewed by Gary Warrick1
Reviewed by Lindi Masur1
Reviewed by Isabelle Guérin1
Reviewed by Joshua Dent1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)